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bahri

Genève, le 20 avril 2015

Un an s'est écoulé depuis l'arrestation de Badr Al Bahri et d’Abdullah Al Halou, au poste de police de Qusais, le 22 avril, sans aucun motif. Tous les deux sont toujours détenus sans un procès, ce qui est une détention arbitraire et oppressive, selon le Centre International pour la Justice et des Droits de l'Homme.

Al Bahri et Al Helou ont été arrêtés et après, escortés à leurs domiciles respectifs par des agents de la surêté de l'Etat qui ont fouillé leurs maisons devant leurs familles et leurs enfants terrorisés. Bien qu’ils n’aient rien trouvé, les agents de la surêté ont confisqué leurs passeports. Ils ont également informé les familles que l'appareil de sécurité de l'Etat avait ordonné l'arrestation, cependant, ils n'ont donné aucune autre explication.

Au début de la matinée du 23 avril, Al Bahri et Al Helou ont été transférés à Abou Dhabi et détenus dans un lieu secret. On sait aussi que, lors de cette phase, l’appareil de sécurité de l'État fait généralement usage de la torture ainsi que de la terreur pour forcer les détenus à avouer avant de les transférer dans des prisons d'Etat.

En effet, le fait de transférer Al Bahri et Al Halou de Dubaï à Abou Dhabi est considéré comme une violation de l'article 105 de la Constitution des Emiratis puisque le transfert a eu lieu sans comparaison devant le procureur. Par ailleurs, conformément à l'article 105, si l’accusé a été arrêté en dehors de la chambre de la Cour chargée de l'enquête, il doit être immédiatement envoyé au ministère public de la zone où l'arrestation a eu lieu. Le premier procureur devrait examiner attentivement tous les renseignements relatifs à l'accusé, puis le transférer au procureur compétent de l'Émirat où l'enquête est censée être tenue.

Cela fait un an depuis que les deux arrestations ont eu lieu, pourtant les autorités Emiratis n'ont communiqué aucun information sur le sort d’Al Bahri et d’Al Halou ni sur les raisons de leur détention, au milieu de la grande inquiétude de leurs familles. Les deux arrestations ne sont seulement qu’une partie d'une série d'offensives lancées par l'Etat contre plusieurs réformateurs Emiratis, des militants, des avocats et des politiciens depuis quatre ans.

Le Centre International pour la Justice et des Droits de l'Homme condamne ce commerce de montage de la détention arbitraire dans les Émirats Arabes Unis et demande aux autorités Emiratis de:

  • Libérer immédiatement, à la fois, Badr Al Bahri et Abdullah Al Halou, ainsi que tous les prisonniers politiques et prisonniers d'opinion.
  • Mettre fin à l'arrestation et à la détention sans aucune accusation et dans des lieux secrets où les détenus peuvent être victimes de tortures et de sévices.
  • Respecter toutes les obligations internationales, notamment celles ratifiées au cours des sessions de 2013 du Conseil des droits de l'homme.
  • Garantir le droit des familles à l'information concernant les lieux de détention et la situation sanitaire des détenus.
  • Garantir l'impartialité du système judiciaire et son indépendance de l'appareil de sécurité de l'Etat.

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